Interview métier : conducteur poussoir

Interview de Guylaine Leroutier, conducteur poussoir

 

En quoi consiste votre métier ?

« Concrètement, c’est de la fabrication. C’est « pousser » une portion [à l’aide d’une machine poussoir] et la mettre dans une terrine. Puis, les collègues d’à côté poursuivent la fabrication du produit en ajoutant différents décors selon les recettes. La terrine au foie gras et aux girolles est notre produit phare !

Dans mon atelier, mes journées commencent toujours par la préparation des saucissons. Ensuite, je fabrique des pâtés chauds ou froids puis des boudins en fin de journée. Pour terminer, j’anticipe le travail du lendemain par la préparation des boyaux [pour les saucissons et les boudins blancs] ou des terrines. Je fais les étiquettes et gère aussi de l’administratif ; c'est bien, ça coupe le côté manuel de mon travail.

Les journées sont donc variées, on ne s'ennuie pas. On n'a pas les yeux rivés sur notre montre. Au contraire, on va plutôt se dire « il est déjà cette heure-là ! ».

 

Quel est votre parcours ?

« Au début, on m'a appelé pour un poste de 2 mois à l’atelier salaison. C’était il y a 15 ans ! Ils sont longs les 2 mois (rire) !

Ensuite, j’ai travaillé entre autres en laverie puis en fabrication de produits de Noël. J’ai occupé un peu tous les postes au final. Et un jour on m'a proposé soit l’atelier poussoir, soit l’atelier conditionnement. J'ai préféré l’atelier poussoir où j’ai évolué au poste de conducteur.

Au début, j’ai travaillé avec des collègues prêtes à partir en retraite. Maintenant, je fais partie des plus anciennes ! C’est à mon tour de transmettre mon savoir-faire aux nouveaux. C'est impressionnant !

J'ai aussi suivi des formations sur l’hygiène, la posture et tout ce qui permet d’améliorer les conditions de travail. »

 

 

Que pourriez-vous dire à un candidat qui songerait à postuler sur ce poste ?

« Ici, ce n'est pas une usine comme on peut l’imaginer. On bouge, on sait varier les tâches. Nous avons tous nos week-ends et parfois même nos vendredis surtout l’été (ndlr : car beaucoup de boucheries-charcuteries sont en congés) ! On apprécie car on ne fait pas plus d’heures pour autant, du lundi au jeudi, sans impact sur nos salaires.

Nos heures sont comptabilisées et en cas d’excédent en fin d’année, on décide soit d’être rémunéré soit de récupérer les heures supplémentaires.

Pour les vacances, on arrive toujours à s’arranger entre nous. La haute saison chez nous, ce sont les Fêtes. Le reste de l’année, il nous est possible de prendre nos vacances comme nous le souhaitons. Il m’arrive souvent d’avoir les vacances scolaires !

Au niveau des horaires, je commence à 8 heures et je finis à 16h, 17h au plus tard. »

 

Quelles sont vos conditions et environnement de travail, ici à Breteil ?

« Il y a un vrai esprit d'équipe. Tout le monde s’entraide. C'est une des raisons pour lesquelles je suis toujours là, 15 ans après.

Ici, le management est assez familial et conciliant. Ce n’est pas le cas dans toutes les entreprises. Et puis, le travail n'est pas désagréable non plus. C’est varié, on change régulièrement de produits.

Finalement, ce n'est pas du tout du travail « à la chaîne », parce qu'on peut être au poussoir comme à la mise de décor ou au chargement des chariots. On peut développer de nouvelles compétences et occuper tous les postes de l'atelier.

Pour conclure, je dirais que le matin, j'ai envie de venir car je sais que je ne vais pas m'ennuyer. »

 

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